Chapitre 1 - un nouveau monde

LES ANNEES LYCEE est une histoire en plusieurs petits tomes
Voici donc le Premier

Un monde nouveau
_Vous verrez les enfants, le lycée c'est un tout autre univers. Nouveaux professeurs, nouveaux locaux, nouvelles matières aussi. C'est différent. Le niveau de difficulté augmente. Et le nombre d'années scolaires diminue. Les enfants je vous souhaite bonne chance au lycée, travaillez bien, ayez confiance en vous et tout ira pour le mieux. Mais surtout, passez de bonnes vacances et amusez-vous.
C'était les dernières paroles de monsieur Bernard, prof d'histoire, mais aussi prof principal de la classe des troisièmes A où se trouvait Romain deux mois auparavant. Bien sur, Romain n'y avait pas cru un mot. Pourtant, la veille de la rentrée, il éprouvait une terrible peur de se trouver en cet endroit inconnu. Pourtant, pensait-il, il n'y avait aucune raison d'avoir peur. Il avait bien survécu à son entrée en sixième. Alors pourquoi pas en seconde ? Mais la c'était différent. Il ne savait pas pourquoi mais ça l'était. Avant d'aller se coucher, il regarda à nouveau son sac – pour la dixième fois de la journée – sa trousse et son blouson pour voir s'il avait bien sa carte d'identité et de bus. Mais strictement rien ne manquait. Il se mit donc au lit, le c½ur léger, ou presque.


Il était dans la salle de classe, parmi une horde d'élèves aux visages totalement inconnus. Tous le regardaient, les yeux rieurs, la bouche déchirée en un sourire moqueur. Romain regarda son corps, il était nu ! Il tenta de se cacher de ses mains mais il s'aperçut qu'elles étaient devenues minuscules. Le professeur entra dans la salle. Il regarda Romain et en éclatant de rire, lui dit qu'il s'était trompé de classe, que la classe nudiste était de l'autre côté du bâtiment. Romain se leva, se dirigea vers la sortit en courant sous les cris et les moqueries des autres. Il se retrouva dans le couloir. Les élèves le suivaient. Il se mit à courir, courir de plus en plus vite, mais il n'avançait pas d'un millimètre, alors que derrière lui, les autres gagnaient du terrain. Il se réveilla en sursaut, dégoulinant de sueur qui suintait de tous ses pores. Il regarda autour de lui, il était au sol, face contre terre. Il avait dû tomber pendant son rêve. Il entendit sa mère l'appeler du rez-de-chaussée. Sa chambre se trouvait à l'étage. C'était d'ailleurs la seule pièce, sans compter le grenier, qui y avait au-dessus.
_Ca va, maman. T'inquiète pas. Je... J'ai fait un rêve agité. Retourne te couché.
_Tu es sur ?
_Mais oui.


Le lendemain, quand son réveil sonna, il avait déjà les yeux grands ouverts. Il descendit l'escalier et se prépara un bol de céréales. Il avait l'estomac noué et aucune envie de manger quoi que se soit. Il se résigna quand même à avaler quelques cuillerées et son bol de lait. Puis il alla se débarbouiller, s'habiller et partit. Il habitait dans un petit lotissement. Quelques-uns uns de ses potes y habitaient aussi. Il les retrouva donc à l'arrêt de bus.
_Salut Jess, dit-il à une fille blonde et pas très grande en lui faisant la bise, tu vas bien ?
_Vi et toi ?
_Ca peut aller. Pas trop stressée ?
_Bof. Ma s½ur ma déjà tout expliqué. Et toi ? T'as pas l'air dans ton assiette ?
_Je suis stressé à donf !
_Tiens ! V'là Céline et Arnaud.
Céline était à peine plus grande que Jessica, blonde teintée en prune. Ella avait de magnifiques yeux verts. Arnaud, lui était plutôt grand. Les cheveux noirs et courts. Il avait quelque peu des airs de gothique, avec ses ongles noirs, ses lèvres noires, ses habits noirs et vestes de cuir noir lui descendant aux chevilles. Céline et Arnaud sortaient ensemble depuis le milieu de la troisième. Il arrivèrent main dans la main.
_Salut Cél, tcho Arnaud, dit Romain en faisant la bise à la fille et en serrant la main du gars. Il se tapèrent dans la main et s'entrechoquèrent les poings. Alors, près pour cette entrée dans le monde des grands.
_Tout à fait. Alors Rom, t'as toujours pas coupé tes tifs ? lança Arnaud.
_Bah nan ! Comme tu vois ils sont encore là !
Romain avait les cheveux blonds et longs. Il avait les yeux gris-bleu. Il s'était attaché les cheveux en un catogan.
_Vous croyez qu'on se retrouvera dans la même classe ? demanda Céline.
_J'espère au moins être avec toi, ma chérie, répondit Arnaud, ponctuant sa phrase par un smack.
_Ca dépend des options que vous avez choisi ma dit ma s½ur, lança Jessica. Vous avez prit quoi ?
_Euh... P.C.L., c'est Physique Chimie de Laboratoire et L.V.2, dit Arnaud.
_Ah ? fit Céline. Moi j'ai aussi prit L.V.2, mais sinon c'est I.S.I. Ca vaut dire Initiation aux...
_Sciences de l'Ingénieur, finit Romain. C'est ce que j'ai prit aussi. On sera peut-être ensemble.
_Sûrement, dit Jessica. Moi j'ai Sciences Economiques et Sociales et Mesures Physiques et Informatiques. Ce qui est sûr c'est que je serais avec aucun de vous.
_Dommage. Arnaud non plus sera pas avec moi, fit Céline.
_Vous avez vu le nouveau. Je ne sais pas son nom. Il paraît qu'il vient de vachement loin. De Bordeaux ou quèqu'chose dans l'genre, dit Arnaud.
_Ah ouais ? Et béh. Qu'est ce qu'il peut bien venir fout' dans l'Jura ?
_Chais pô !
_V'là l'bus.

Le bus s'arrêta devant eux. Il montèrent tous dedans. Ils avaient l'habitude, ils le prenaient déjà pour aller au collège. Sauf que maintenant ils devaient descendre à l'arrêt suivant. La route fut longue et aucun ne parlait. Romain avait peur que s'il ouvrait la bouche, il rendrait son petit déjeuner. Aussi préféra-t-il regarder par les fenêtres et ne surtout pas penser au lycée. Sur le chemin, il y eut quelques arrêts et de nouveaux ados montèrent à bord. Après une éternité dans le bus, ils arrivèrent devant le lycée. Pour Romain, le trajet avait durer des heures et des heures. Mais il trouva que ce n'était pas encore assez long. Il descendit du bus, suivit par ses amis. Il avait déjà eut du mal avec tous les nouveaux visages qui se trouvaient dans le bus, mais là, c'était pire. Il devait y avoir plus d'un millier de personnes, c'était atroce. Tout ce monde ! Il regarda sa montre, il était huit heures moins cinq. Soudain un sifflement strident se fit entendre. Romain regarda tout autour de lui pour savoir d'où ça provenait. Il s'aperçut qu'il y avait des haut-parleurs un peu partout.
_Mesdemoiselles et messieurs, bonjour et bienvenue. Je suis le proviseur de ce lycée, monsieur Tookey. Je vous prierais de bien vouloir suivre les panneaux qui vous indiqueront où se trouve la salle de conférences. C'est que l'on vous dira dans quelle classe vous serez. Mais dans le calme je vous prie. Vous êtes presque deux cent cinquante.
Seulement deux cent cinquante ? Romain avait l'impression qu'il y en avait le triple. Accompagné d'Arnaud, de Jessica et de Céline, il suivit les autres élèves. Ils entrèrent dans une grande salle qui se trouvait au rez-de-chaussée. Elle était sombre car dépourvue de fenêtres. Il y avait des tas de sièges auto-pliables, tel un cinéma. Il y avait même un écran blanc sur le mur qui faisait face aux fauteuils. Et devant celui-ci, il y avait une estrade où était posé un porte micro. Soudain, un homme, plutôt petit, un peu corpulent monta sur la scène improvisée.
_Asseyez-vous je vous en prie. Je suis monsieur Tookey, le proviseur. Je vais vous présenter tout d'abords l'équipe administrative, puis je vous dirais votre classe. J'appellerais votre nom. Quand vous l'entendrez, vous irez vers la sortie où votre professeur principal vous y attendra. Très bien, commençons. Pour commencer un peu de discipline...
Et le proviseur récita presque par c½ur le règlement intérieur. Romain n'écoutait même pas. Tous les ans le règlement était le même. Le proviseur changea enfin de sujet. Il présenta comme prévu l'équipe administrative. Il y eut une petite femme blonde et bien portante. C'était la conseillère principale d'éducation des secondes, Mlle Sicard. Puis un homme grand, brun, souriant. Lui était le C.P.E. des premières et terminals. C'était M. Wile. Après vint le proviseur adjoint, un homme grand aux cheveux grisonnant nommé M. Delrieux. Puis le proviseur parla de la gestionnaire, Mme Ouvrard, de l'intendante, Mme Gallus, sans oublier le personnel de service, qu'il fallait, bien entendu respecter. Eux-mêmes en tant que personne mais aussi leur travail. Enfin, il commença la répartition des élèves. Il appela Arnaud en seconde 1 dont le professeur principal était une certaine Mme Moine. Les secondes 4 eurent M. Mathieu comme professeur principal. Jessica fit partit de cette classe. Romain et Céline furent tous deux mit en seconde 6, avec Mme Ladrat en professeur principal. Ils se levèrent et se dirigèrent vers la sortie. Mme Ladrat les attendait. Elle semblait avoir dépassé la cinquantaine. Ses cheveux étaient d'un blond délavé, elle portait des lunettes de vue qui lui grossissaient les rides de ses yeux. Son visage inspirait le respect tellement il semblait antipathique. Elle fit signe aux élèves de la suivre. Ils montèrent les trois étages avant d'arriver enfin à une salle. La salle 321. Ladrat ouvrit la porte, s'installa au bureau et attendit que le silence vienne régner dans la salle. Ce dernier ne se fit pas attendre. La prof prit un petit carnet sur la table.
_Bonjour, fit-elle d'une voix douce qui ne correspondait pas à son visage. Je m'appelle Mme Ladrat. Je suis votre professeur principal mais aussi votre professeur de français. Je pense qu'il est temps de faire l'appel. Bien. Quand je dirais votre nom, je voudrais que vous leviez la main et répondiez "présent". C'est comprit ? Bien. Baguenard Guillaume. – présent – Bertrant Geoffroy. – présent – Boutin Alexandre. – présent – Chapy Manu. – présent – Cortou Nicolas. – présent – Ducarbai Romain. – Céline lui donna un coup dans les côtes, il leva la tête, regarda la prof, leva la main et dit "présent" comme les autres.
Et l'appel continua et se termina sur Thiébaud Céline.
_Bien je vois que vous êtes tous là ! Bien. Comme je vous l'ai déjà dit, je suis votre professeur de français. Aussi, je vais vous apprendre des tas de choses dont je suis sûre que vous n'en retiendrez même pas la moitié. Mais bon. C'est ainsi que vont les choses. Bien. Comme je ne vous connais pas encore, je voudrais que vous preniez une demi feuille et que vous y notiez votre nom, prénom, date de naissance, numéro de téléphone, adresse, le nom de votre tuteur légal, la classe et l'établissement que vous fréquentiez l'année passée, le nom de votre professeur de français, l'orientation de première envisagée, le bac envisagé et si vous avez une idée de métier. Quand vous aurez fini, plusieurs professeurs passeront dans la classe pour vous parler.
_Euh... Madame ? fit une voix derrière Romain.
_Oui ? ...
_Manu, madame. Manu Chapy.
_Oui monsieur Chapy ?
_Voilà, c'est que je viens d'une ville à côté de Bordeaux, alors c'était pour savoir si je devais quand même noter le nom de mon ancien prof et ancien établissement quand même.
_Non, ce ne sera pas la peine.
_Très bien.
Il commença à écrire sur la demi feuille qui se trouvait devant lui. Arnaud avait donc raison, le nouveau venait bien de loin. Il nota son nom, prénom et toutes les autres choses que la prof leur avait demandé. Quand il eut terminé, il donna la feuille.

Durant la matinée, plusieurs profs passèrent les voir. Le prof d'allemand, un petit homme barbu, avec une calvitie sur le haut du crâne et de petites lunettes. Il s'appelait M. Radou. Vint ensuite le prof de maths, Homme de taille moyenne, corpulent, l'air cool, nommé M. Thiébaub. Romain pensa à Céline, se pouvait-il qu'ils soient parents ? Puis, une femme se présenta comme étant leur prof d'anglais. Femme de taille moyenne, d'environ trente-cinq ans, le visage strict, appelée Mme Dumas. Puis le prof de physique, M. Canelas, qui malgré son visage jeune arborait des cheveux grisonnant. Le prof d'I.S.I., un homme à l'allure décontracté, M. Lanoy. Le prof de sport, un homme grand, les cheveux un peu bouclés, M. Duranteau. Enfin la prof d'histoire, une petite femme blonde, l'air travailleuse, Mme Desrantes. Le prof de S.V.T. ne vint pas car il était prof principal d'une autre seconde. Quand tous furent passés, Mme Ladrat leur apporta leur carnet de liaison. Ils durent y inscrire le nom de tout le personnel du cadre administratif. Puis elle leur distribua leur carte de self et leur emploi du temps. Une sonnerie retentit dans le lycée, Romain regarda sa montre, il était dix heures pile.
_Et bien les enfants, voici la première pause. Je pense que vous devriez sortir un peu. Mais à la deuxième sonnerie soyez-la. Et pas de retardataires !
Les élèves se levèrent et se ruèrent vers la sortie. Romain et Céline allèrent ensemble vers les escaliers. Là, ils trouvèrent Arnaud. Céline l'embrassa.
_Alors ? Ca va pour l'instant ?
_Bah... ouais. Not'prof principal c'est not'prof de français. Euh... Ladrat elle s'appelle. Putain c'qu'elle a l'air strict.
_Nan, moi j'ai une prof d'anglais, Moine. Fouah comme elle est bonne !
_Hum hum ! fit Céline.
_Oh, scuse moi mon bébé. Tu sais qu'c'est toi que j'aime. Vous avez fait quoi sinon ?
_Elle nous a donné nos cartes de self, notre emploi du temps et nos carnets. Pis y'a les aut'prof qui sont v'nus.
_Vous avez pas visitez le lycée ?
_Nan. P'têtre après la pause.
_Sûrement. dit Céline.
_Ah ! Pour le nouveau du Parc.
_Ah ! Vi !
_Ben il est dans not'classe. Et t'sais quoi ? Il vient vraiment de Bordeaux.
_Nan ? Vrai ? J'avais raison alors ? Fouah comme chuis trop fort.
La sonnerie annonçant la fin de la pause retentit. Romain et Céline repartirent ensemble vers le troisième étage. Derrière eux se trouvait le nouveau.
_T'eh ! Tcho. lança Romain.
_Euh... bonjour.
_Toi c'est Manu ? C'est ça ?
_Oui.
_T'es nouveau au Parc. On y habite aussi, elle et moi. Il désigna Céline du menton. En plus on est dans la même classe. Tu peux rester avec nous s'tu veux.
_Pourquoi pas ?
Il entrèrent en classe. Romain retourna s'asseoir aux côtés de Céline. C'est à ce moment qu'il vit que quelque chose clochait vers les pieds de Manu. Sous son bureau, ce dernier était en train d'envoyer un ballon de foot d'un côté à l'autre. Mais comment ce ballon de foot était-il arrivé ici ? Il se promit d'aller lui demander à l'heure du déjeuner.
Environ dix minutes après le retour en classe, le Mme Ladrat se leva et se dirigea vers la porte.
_Bien, levez-vous s'il vous plait. Nous allons visiter le bâtiment. Je vous prierais de rester calme dans les couloirs et de ne pas faire du bruit pour éviter de déranger mes collègues qui travaillent. D'avance merci.
Elle sortit en première, suivi des élèves. Au moindre petit bruit elle se retournait pour leur lancer un "chut" en plaçant son index sur ses lèvres. Ils avancèrent donc, sans bruit, dans les couloirs. On entendait seulement les bruits que faisaient leurs pieds lorsqu'ils heurtaient le sol et, au grand étonnement de certain, le bruit d'un ballon. En effet, Manu avait encore son ballon dans les pieds.
_Pssss ! Manu ! chuchota Romain.
_Chut !
_Qu'est qu'il y a ? demanda celui-ci.
_Pourquoi t'as un ballon ?
_S'il vous plait, ne m'obligez pas à le répéter, taisez-vous.
Manu mit un doigt sur sa bouche puis articula sans qu'aucun son ne dépasse le seuil de ses lèvres : "Tout à l'heure."
Mme Ladrat leur fit faire le tour du bahut. Des cuisines au CDI en passant par les couloirs, ils connaissaient maintenant tous les moindres recoins du lycée.
La matinée se passa tranquillement. L'heure du repas arriva enfin. Romain, Manu et Céline avancèrent en direction du self. Là-bas ils trouvèrent Arnaud qui embrassa Céline. Jessica n'était pas là. Ils allèrent tous quatre dans la cantine pour se restaurer. Ils passèrent leur cartes dans ce qu'on appelé la "badgeuse", prirent leur plateau, la nourriture, les couverts et verres puis se posèrent à une table.
_Alors Manu, tu m'as toujours pas dis pourquoi tu avais ce ballon.
_Ah, oui. Exact. En fait je suis fan de foot. J'ai joué dans l'équipe de mon ancienne ville, Andernos-Beach. Nous avons même gagné le trophée national. Mais j'ai dû venir ici car mon père change souvent d'endroit. Vous voyez, il est artiste peintre donc on déménage beaucoup. Enfin, il m'a promis qu'on allé rester là au moins toute l'année scolaire.
_OK. Mais pourquoi le ballon ?
_En fait c'est mon ancien entraîneur qui me l'a offert. Depuis je l'amène partout où je vais. C'est comme ça. Je sait faire des tas de trucs avec. J'vous montrerais tout à l'heure.
Ils continuèrent de manger en silence.

Treize heures sonnant, les adolescents se rendirent dans leurs salles respectives. Arnaud avait déjà une heure d'anglais avec son professeur principale Mme Moine. Céline, Romain, Manu et son ballon allèrent à leur cours maths pour deux heures. Devant la salle se trouvaient déjà les autres élèves. En tout ils étaient vingt-neuf. Le prof qu'ils avaient vu le matin vint ouvrir la porte et les élèves entrèrent. Romain et Céline se mirent côte à côte au dernier rang. Manu se mit juste devant eux et posa son ballon sur la chaise d'à côté. Il se retourna pour parler un peu avec Romain. Soudain, son ballon s'envola. Manu regarda ce qu'il venait de se passer. A la place où se trouvait la balle quelques secondes plus tôt était assis un garçon à l'air tout à fait antipathique.
_Bonjour, se risqua Manu. Ja m'appelle Manu. Le ballon qui état là est le mien et...
_Rien à foutre !
_OK C'est pas grave. Mais au lieu d'envoyer mon ballon à l'autre bout de la salle, il fallait me demander et j'aurais libérer la place.
_Putain mais tu vas la fermer ! J'en n'ai rien à branler de ta baballe !
_Y'a un problème au fond ? demanda le prof de maths.
_Nan ! tout va très bien m'sieur ! annonça trouble fête.
_Bien ! Je demandais donc à qui était ce ballon de foot.
Manu leva la main et le prof le lui rendit.
_Tache de ne plus le laissez traîner à l'avenir.
_Bien monsieur.
_Bon ! Où en étais-je ? A oui ! Je suis donc, comme vous le savez déjà, monsieur Thiébaud votre professeur de mathématiques. Mais avant tout vous allez me préparer une fiche avec vos noms, prénoms ...
_Comme d'hab. murmura Romain à sa voisine.
Ils rendirent leur fiche de présentation et le cours commença. Ils entamèrent l'année avec les statistiques. Manu passa deux heures de galère à côté de l'autre adolescent.
_On est mal partit tout à l'heure, chuchota-t-il à l'adresse de son voisin. Moi c'est Manu, et toi ? Je retape ma seconde. C'est con, je devrais être en première normalement...
_Tu retapes ?
Manu fut ravi d'avoir enfin une conversation digne de ce nom avec lui.
_Oui, c'est con n'est-ce pas ?
_Non, c'est toi qui doit être con pour retaper cette classe. Allez maintenant ta gueule et va faire mumuse avec ton joujou.
Manu ne dit plus rien du cours mais il avait l'intime conviction qu'il venait de se faire un ennemi.

La fin des deux heures sonna enfin. Les élèves rangèrent leurs affaires et sortirent. Le prof ne leur avait pas donner d'exercice pour le lendemain. Lorsque Manu s'apprêta à passer la porte pour aller dans le couloir, il se retrouva propulser contre le mur. Il regarda se qu'il venait de lui arriver. C'était le nouveau qui l'avait pousser. Il se rendirent en S.V.T.. Enfin un cours génial pensa Romain. La porte de la salle était déjà ouverte mais personne ne se trouvait à l'intérieur. Tout le monde entra dans une cohue monstre. Ils s'assirent où ils purent et continuèrent à discuter sans se soucier du brouhaha qu'ils prodiguaient. Soudain un bruit sec se fit entendre, la porte de la salle venait de claquer répandant un sursaut puis le silence. Un homme grand et maigre se trouvait à côté de cette dernière, l'air mécontent, les sourcils froncés, les yeux lançant des éclairs sur quiconque croisait son regard.
_VOUS ÊTES DU BETAIL OU QUOI ? hurla l'homme.
Plus personne n'osait bouger.
_LEVEZ-VOUS !
D'un bon tous les élèves se levèrent. Il ni eut qu'un adolescent assez brave pour ne pas obéir à cet ordre.
_Et vous là-bas, qui êtes vous ?
_Alexis Crennais.
_Et bien vous allez sortir mon cher Alexis. Aller ! Dehors ! fit le prof en désignant la porte du doigt.
"Il s'appelle donc Alexis... pensa Manu. Ben c'est bien fait pour sa gueule !"
_Je vous préviens ! Je ne veux plus jamais une entrée comme aujourd'hui ! Est-ce bien clair ?
Personne ne répondit.
_JE VOUS AI POSER UNE QUESTION !
Les élèves répondirent tous par l'affirmation d'une seule voix.
_Voilà qui est mieux. Je veux que vous rentriez en rang, en silence, que vous posiez vos affaires et que vous restiez debout jusqu'à ce que je vous dise de vous asseoir. C'est compris ?
Nouveau oui prononcé par la classe entière.
_Très bien ! On va faire un essai. Prenez vos affaires et tout le monde dehors.
Ils sortirent de la salle. Le prof les fit rentrer. Il n'y eut pas d'autre bruit que les pas résonnant sur le sol. Ils s'installèrent en silence et restèrent debout.
_Autre chose, quand vous entrez, vous sortez tout de suite vos affaires.
C'est ce qu'ils firent.
_Ben voilà, tout de suite ça fait plus civilisé. Je me présente, je suis monsieur Pessotto, votre professeur de S.V.T.. Je ne veux pas entendre de votre part "biologie" ou "bio" ou je ne sais quoi d'autre ! Ici on fait la S.V.T.. C'est à dire Sciences et Vie de la Terre. La biologie c'est juste les sciences du corps. Pour les cours je suis intransigeant. Les grand titres sont en rouge, les petits titres sont en verts, les questions en noir et le cours en bleu. Pour ce qui ont l'habitude d'écrire en noir, vous écrirez les questions en bleu. Il y a intérêt à ce que vos cours soient propres et lisibles. Si je passe à côté de vous et que je trouve ça moche, je prends votre feuille et je la déchire. Je suis MECHANT, CRUEL ET SADIQUE ! hurla-t-il en tapant sur la table de Manu à chaque adjectif, se qui provoqua un sursaut général. De plus, j'adore le bruit que fait une feuille quand elle est déchirée. il accompagna les parole au geste et déchira une feuille qui se trouvait sur la table d'une fille devant Romain. A toutes les heures vous aurez le plaisir d'avoir une petite interro écrite sur le cours précédent. Ce sera noter sur cinq ou sur dix, selon mon humeur. Ca peut très bien être juste une petite question de cours bête et méchante. Mais gare à vous si vous n'avez pas la moyenne. Première note en dessous de la moyenne c'est cinq fois le bilan à copier, deuxième note sous la moyenne c'est dix fois, troisième note c'est une heure de colle et ça augmente comme ça jusqu'à convocation des parents. Alors qu'est-ce que le bilan ? Tous les cours se présenteront ainsi. il écrivit au tableau en même temps. Le titre de la partie sur une feuille à part, le titre du chapitre, le titre du grand un. Tout ça en ...
Il pointa son doigt sur une fille qui ne sut quoi faire.
_ROUGE !
La fille sursauta, au bord des larmes.
_Ensuite, le titre du petit un, ça c'est en...
Il pointa son doigt sur un garçon qui bégaya la couleur voulue.
_V... ve... vert.
_Voilà enfin quelqu'un qui suit. Généralement avant le grand un il y a la question en noir. Après le petit un vient le bilan. C'est le cours à proprement parlé. C'est la dessus que vous serez interrogé. Ensuite le petit deux, le bilan, la question, le grand deux etcetera, etcetera.
Romain regarda sa montre, il ne restait plus que cinq minutes.
_Et vous là-bas ! Ca vous ennuie ce que je dis ?
_Non, pas du tout.
_Alors cessez de regardez votre montre ! Bien je crois que j'ai tout dit. Maintenant remplissez-moi vite une fiche de présentation.
Les élèves s'exécutèrent. Quand ils eurent finit, ils rendirent la fiche au prof.
_Bien, maintenant vous pouvez vous asseoir.
Mais à peine Romain et les autres avez entamé le mouvement que la cloche sonna la fin du cours et la pause. Tous sortirent en poussant un soupir.
_Quel connard ce mec, lança Romain. Putain il nous a gardé debout toute l'heure ! J'suis sur qu'il a fait exprès de nous faire nous asseoir juste à la sonnerie. Enfoiré !
_Fouah, j'ai crut qu'on allait tous se faire tuer quand il a claqué la porte. En fait, il s'était planqué derrière. Pfou !
_On a quoi après ?
_Euh ... Attends ... Deux heures de français avec la Ladrat.
_Chouette...
Ils étaient maintenant dans la cour. Romain se fit soudain bousculer dans le dos. Il se retourna et vit que c'était l'élève que Pessotto avait viré de cours.
_ Alors, vous vous êtes bien marrer lorsque l'autre con m'a virer, hein ?
_Mais t'es qui toi ? demanda Romain. On te connaît même pas et tu nous agresse. Faut te calmer gars.
_Toi ta gueule ! C'est après lui que j'en ai. dit Alexis en montrant Manu du doigt.
_Et pourquoi tu lui en veux ? lança Céline.
_Qu'est-ce que t'as pétasse ?
Romain ne supporta pas ces paroles. Il arma son poing, prêt à l'envoyer sur le nez de l'agresseur. Mais Céline lui rattrapa le bras avant que le coup ne parte.
_Tu vas faire quoi toi, gringalet ?
_J'vais te casser la gueule !
_Mais oui, on verra ça tout à l'heure. Aller t'es gentil tu vas me laisser parler avec ton copain.
_Que me veux tu ? demanda Manu.
_Rien, juste je t'aime pas en fait.
_Et pourquoi ça ?
Alexis tira dans le ballon et l'envoya loin dans la cour. Manu secoua la tête en signe de négation. Il alla le chercher tandis qu'Alexis partait en riant.
_Putain, c'est qui ce con ? fit Romain.
_Laisse man, c'est pas grave. C'est pas la peine de s'énerver pour lui. Pour moi c'est juste un gamin qui veut emmerder le monde. répondit Manu.
_Ouais ! mais j'aime pas la façon qu'il a de parler à mes potes.
_Mais laisse que j'te dis. C'est un blaireau voilà tout.
_Au fait, j'espère ne pas être indiscret mais t'as retapé, nan ?
_Oui. Mais c'est pas indiscret.
_C'est pour ça que tu dis que c'est un gamin ?
_Non, c'est à cause de ses agissements, tout simplement.
_Il ne sait pas à qui il s'attaque. Quand il saura que t'as un an de plus il viendra ramper à tes pieds. Fouah, ça doit êt' cool de retaper, nan ?
_Non. Franchement, redoubler c'est perdre une année pour rien alors que je pourrais êt' en première en ce moment. C'est frustrant de te retrouver avec des gars plus jeunes que toi et d'avoir perdu tes potes.
_Désolé. Mais pourquoi t'es venu jusqu'ici ?
_Ca c'est mes affaires, man !
_OK ! OK !
_Dites, se risqua Céline, il serait pas temps d'aller en cours ?
_Si. Allons-y.
Ils montèrent tous trois en direction de leur salle de français. Sur le chemin ils croisèrent quelques élèves de leur classe comme Guillaume, Alexandre et Geoffroy qui se connaissaient déjà des années précédentes. Des gars qui avaient l'air cool et surtout qui ne voulaient pas d'embrouilles.
_Re-bonjour mes élèves. Bien, nous allons pouvoir commencer les vrais cours. Pour débuter prenez une feuille, nous allons rédiger le programme de l'année. Pour commencer...
_C'est mieux qu'avec Pessotto. dit Romain à Céline qui se trouvait à côté de lui.
_T'as raison. C'est moins... brutal.
Les deux heures passèrent à une vitesse impressionnante. Romain et Céline ne s'étaient pas ennuyé une seule minute. Ils sortirent de la salle après la sonnerie, lorsque la prof les lâcha.
En se rendant vers l'arrêt de bus, Céline retrouva Arnaud. Ils s'embrassèrent, se serrant très fort l'un contre l'autre. Manu était là aussi. Jessica les retrouva un peu plus tard. Le bus s'arrêta devant eux. Céline et Arnaud montèrent main dans la main, suivit de Jessica, Romain et Manu.
_Alors votre première journée ? demanda Jessica.
_Cool ! J'ai des super profs, répondit Arnaud.
_Ca va, dit Romain, j'm'attendais à pire. Par contre le prof de S.V.T., quel chien !
_C'est net ! lança Céline. Il nous a engueulés dès le début. "Vous êtes du bétail ?", cria-t-elle en imitant la voix de Pessotto. Tous les autres passagers la regardèrent l'air surpris, choqué ou méprisant. Céline regarda autour d'elle et eut un petit rire discret, devenant rouge comme une pivoine.
_Pour moi c'était pas si différent de l'année dernière, dit Manu. Ils font toujours les mêmes topos.
_Rhâ l'Alexis quelle enflure ! lança Romain. Il est vraiment con ce type.
_Bhâ, laisse-le faire c'est pas grave. Il peut me dire ce qu'il veut, je m'en fous. C'est juste un gamin qui veut faire son malin. Ca lui passera.
_J'espère pour lui, sinon on va s'occuper de son cas, nous, n'est-ce pas Arnaud ?
_Ouaip !
_Nan, laissez tomber j'vous dis.
Ils n'échangèrent plus aucun mots durant le reste du trajet. Romain était bien content que sa journée se fut passée convenablement. Mais voilà, comme toujours, il avait un con dans sa classe. Enfin, si Manu avait raison ça se calmerait.


_Alors mon chou, ça s'est bien passé ?
_Mouais ! C'était cool. J'suis avec Céline en cours. Y'a aussi le nouveau dans ma classe. Il est cool. Il a retapé sa seconde, et tu sais où il était avant ?
_A Bordeaux.
_Comment tu le sais ?
_J'ai vu ses parents aujourd'hui. Et Arnaud ?
_Dans une autre classe, ainsi que Jess.
_C'est dommage.
_Bhâ, c'est pas grave, on se voit aux pauses. Ah ! J'ai vu mes profs. Ils ont l'air bizarre. Le prof de S.V.T. c'est un vrai chien.
_Dis donc ! Je t'ai pas appris à parler de tes professeurs comme ça !
_Désolé. Mais c'est vrai, il nous a engueulés à peine entrés en cours. La prof principale c'est la prof de français. Elle a l'air vachement speed. C'est impressionnant. Les autres je les ai pas vu beaucoup donc je sais pas trop. J'ai eu mon emploi du temps. Le bahut il est super grand. J'ai plein d'heures de perm. C'est génial le lycée.
_Attends un peu, Speedy Gonzales ! C'était ton premier jour.
_Ouais ! je sais, mais c'était le plus cool premier jour. Il rentre quand papa ?
_Dans une heure.
_OK. Bon je vais préparer mon sac pour demain et recopier mon emploi du temps.
Romain monta dans sa chambre et se mit à faire ce qu'il avait dit. Une heure plus tard son père rentra et ensemble ils mangèrent.
_Ah ! oui ! Y'a un gros blai dans ma classe.
_Un quoi ? demanda son père.
_Un blaireau. Il s'appelle Alexis. C'est un con. Il a pas arrêté d'emmerder Manu.
_J'espère que lui cassera pas le nez à lui. Hum ?
_C'était un accident.

Après avoir mangé, Romain fit la petite vaisselle, monta dans sa chambre et lu un peu. Il ne se coucha pas tard pour être en forme pour le lendemain, où une grosse journée l'attendais : ses premiers véritables cours.

Fin
2005
A suivre...

# Posté le mardi 23 octobre 2007 05:19

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 06:34

% pourcentage %

la suite des années lycée arrive bientot
j'en suis a a peu près 80 % décriture

résumé :
titre : alicia
histoire : quelques semaines après le rentrée, Romain rencontre une jeune fille, Alicia... quelques scenes de tendresses à prévoir pour la suite ?
mystère et boule de poils...
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# Posté le mardi 23 octobre 2007 05:20

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 06:46

Chapitre 2 - Alicia

Chose promise chose due...
Bah, j'ai pas mis longtemps...

Alicia
Les élèves sortirent en trombe de l'établissement pendant le petit quart d'heure de pause qu'offrait la récréation pour profiter des derniers rayons de soleil de cette fin d'été. Le ciel était encore bien bleu et la température douce et nombre d'élèves rêvaient de passer la journée entre potes plutôt que d'écouter un vieux prof, enfermé dans une salle de cours. Il était dix heures et comme tous les lundis matins, le bus amenant Romain et ses amis se stoppa devant le bahut. Romain et Manu descendirent en première ligne, se tenant les côtes à force de rire, comme d'habitude. Ces deux là s'étaient vraiment bien trouvés. Ils étaient inséparables. Ils étaient suivis de Céline qui riait tout autant qu'eux. Leur premier cours de la matinée était histoire avec Mme Desrantes. Une toute petite femme blonde et très travailleuse. Les deux amis avaient déjà eu droit à plusieurs remontrances à propos de leurs bavardages incessants de sa part. Ils gravirent les escaliers jusqu'au troisième étage et attendirent la sonnerie devant la porte. Celle-ci ne se fit pas attendre bien longtemps. Le professeur vint ouvrir la porte et tous rentrèrent dans un brouhaha général, chacun racontant ce qu'il avait fait de son week-end.
_Silence s'il vous plait ! demanda le professeur.
Mais personne n'écouta. Desrantes prit alors les cahiers de classe et les lâcha d'aussi haut qu'elle put sur son bureau. Aussitôt le bruit cessa.
_Merci. M. Chapy, M. Ducarbai, j'ose espérer qu'aujourd'hui vous vous comporterez convenablement, que je n'ai pas à m'interrompre toutes les cinq minutes pour vous demander le silence.
_Oui madame, répondit Manu, baissant la tête pour cacher le sourire qui lui fendait le visage.
_Merci. Alors prenez tous vos livres à la page 24. Nous en étions rester à "être ou ne pas être un citoyen athénien au cinquième siècle avant J.C."
Voilà déjà trois semaines que la rentrée avait eu lieu et Manu et Romain s'étaient déjà fait remarquer de plusieurs de leurs professeurs. Après le cours d'histoire sur les athéniens, ils se rendirent en physique. Le cours se passa rapidement. Non mécontents, les élèves quittèrent la classe, direction le self à la sonnerie de midi dix. Arnaud les rejoint dans les escaliers. Manu et Romain, entourés des autres amusaient la galerie comme à leur habitude. Mais les rires furent bientôt stoppés par les sarcasmes d'Alexis, qui, pour une raison inexpliquée, n'avait de cesse de s'en prendre à Manu et ses amis.
_Tiens, la bande à "fais-moi-peur" au grand complet, lança-t-il derrière eux.
_Alexis, fit Céline, la ferme.
_Mais dit moi poupée, tu te rebiffe ? Tu ne disais pas ça au lit hier soir.
Il se mit à imiter la plainte d'une femme soumis à un orgasme en faisant des va et vient de son bassin. Arnaud, ne supportant pas cette provocation visant sa copine amorça un mouvement pour lui sauter dessus, aussitôt retenu par Céline.
_C'est ça bébé, retiens ton fauve. De toute manière il ne serait même pas capable de me toucher, il bien trop bête pour savoir viser.
Il partit avec ses amis, lançant des coups de poing dans le vide en poussant des cris débiles, ce qui fit s'esclaffer les autres.
_Un jour je le choperais et il verra si je ne sais pas viser. Sale con, dit Arnaud.
Ils mangèrent en s'amusant avant de se rendre en maths où leur premier D.S. les attendait.
En entrant en salle, ils trouvèrent les copies déjà placées sur les tables, face retournée. Romain prépara sa feuille et retourna le sujet quand le prof le leur dit. Il regarda rapidement les exercices et sourit. Tout était très simple.
Les deux heures de test passèrent très vite et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Manu et les autres se retrouvèrent hors de la salle.
_Fouah, c'était trop simple ! lança Romain.
_C'est net, je me suis trop marrer en faisant l'interro, lui répondit Manu.
_Je sais pas comment vous faites les gars, lança Céline, moi j'ai eu un mal fou.
Soudain, Romain se stoppa net.
_Qu'y a-t-il vieux ? On croirait que t'as vu un fantôme.
_Non, mieux, un ange.
_Quoi ?
_La fille là-bas.
_C'est Alicia.
Romain se retourna.
_Jess ! Ca fait un bail ! Comment vas-tu ?
_Bien ! Alors les cours ?
_Simple, pour le moment, dit Romain.
_Les mêmes que l'année passée, ajouta Manu, le seul redoublant du groupe.
_Donc Alicia te plaît ?
_Quoi ? Euh... Non... Je la trouve....... Jolie, bégaya Romain, gêné d'être ainsi percé à jour. Tu la connais ?
_Il se trouve qu'elle est dans ma classe, et qui plus est nous avons sympathisée immédiatement.
_Et... Tu ne voudrais pas...
_Bien sur que je vais te la présenter, vieux.
_Merci, Jess. T'es clean !
_Mais depuis quand tu t'intéresse aux gothiques ?
_Bah, faut bien diversifier, pis j'ai toujours aimé le noir...
_Mouais... Bon, vous m'excuserez, mon copain m'attend. Salut.
_T'as un copain ? lança Céline.
Mais c'était trop tard, Jessica partait déjà. Elle se retourna de moitié et leur fit signe au revoir avec un grand sourire.
_Sacrée Jessica ! Et toi, bourreau des c½urs, fit Céline en se tournant vers Romain, t'es déjà à l'attaque ? Tu ne changeras jamais !
_Hé ! Hé ! Hé !
_Tu sais combien il en a au compteur ce salaud ? demanda-t-elle à Manu. Pas moins de 40 filles sont passées dans ses bras depuis notre 4ème ! Et dire que tu m'avais demandé !
_Et tu les as toutes plaquées comme un chien je suppose ? fit Manu.
_Non, mais c'est pas ce que tu crois. La plupart étaient des histoires de moins d'une semaine.
_Mais tu n'as jamais étais amoureux ! C'est juste ton palmarès perso, un tableau de chasse ! T'es un salaud avec les filles !
_Elle a pas tort, chuchota Manu.
_Sympa toi, merci de m'aider. On est censé se soutenir entre gars.
_Je ne partage pas ton point de vue sur les filles. Pour moi, une fille se respecte. Une fille c'est sacré, tu dois en prendre soin. La femme est l'avenir de l'homme, mec.
_Mouais, si tu le dis ! N'empêche que cette Alicia, je la trouve... Bonne !
_C'est ça ton problème, macho ! Tu ne vois que la beauté extérieure ! lança Céline. Mais il y a autre chose derrière, un c½ur, des pensées et tout ce qui fait un être humain.
_Je le sais bien. Mais j'ai même pas encore 16 ans, je m'amuse.
_C'est bien ! fit la fille d'un ton blasé. Je laisse tombé, tu me saoule !
_T'énerve pas p'tit c½ur, on va pas ce brouiller pour si peu, s'excusa Romain.
Céline ne put retenir son sourire et apposa une bise sur la bouche de son interlocuteur.
_Hé ben ! Je vois qu'on s'amuse bien quand je suis pas là !
C'était Arnaud qui passait dans le couloir.
_Maintenant Romain, je vais te casser la gueule !
Il avait dit ceci avec le sourire, bien sûr.
_Vas-y approche pour voir, répondit l'adversaire en levant les poings.
_C'est quoi ce raffut dans le couloir ? cria une voix ferme.
_Merde, chuchota Romain, c'est le prof. Vaut mieux qu'on remette ça à plus tard. J'veux pas me faire engueuler par lui, c'est un malade !
_Qu'est-ce que vous dîtes ? Mais c'est vous qui vous vous ennuyé tellement que vous ne cessez de regarder votre montre en cour...
_Très drôle... C'est un taré, je te dis.
_Rentrez ! fit le prof.
Les élèves entrèrent en silence dans la salle et personne ne s'assit mis à part Alexis.
_Encore vous, Monsieur Crennais ? Il me semble que je vous ai déjà repris une fois, non ? Bien, Alors vous écoperez de deux heures de colle pour votre insolence.
Alexis soupira et leva son majeur en direction du prof lorsque celui –ci lui eut tourné le dos.
_Asseyez-vous ! Commençons le cours...
Mais Romain n'écouta pas un mot, il était trop obnubilé par Alicia... Il allait la rencontrer, il allait lui parler... Vivement la fin de l'heure, vivement la pause. Il se mit à dessiner des lettres, toutes les lettres qui composaient le prénom de la jeune fille. Et cet exercice eut pour effet de faire passer l'heure plus rapidement. Quand la cloche sonna, il fut le premier à sortir. Il savait où se trouver Jessica, aussi, sans attendre les autres, il se rua devant sa salle et attendit. Elle sortit, accompagnée d'Alicia. Habillée d'une simple robe lui descendant à mi-cuisse, juste au-dessus d'un tatouage tribal. La robe lui laissait les bras nus et faisait apparaître autour de son cou un collier clouté. Elle arborait des ongles teintés de noir et de rouge. Ses yeux bleus tranchaient avec l'ancienne teinte prune qu'elle portait et qui s'estompait. Enfin, elle portait des bottes montant aux genoux sur lesquelles étaient accrochées, tout comme sur son sac, des épingles à nourrisse.
_Tiens, Alicia, c'est de lui que je te parlais. Il s'appelle Romain.
Romain se mit à rougir.
_Bonjour, moi c'est Alicia.
Elle lui fit la bise.
Ce fut à ce moment que son cerveau décida de stopper toute réflexion. Il regarda la fille droit dans les yeux et s'approcha d'elle. Son visage n'était plus qu'à quelques centimètres de celui d'Alicia. Il sentait son parfum, mélangé à l'odeur du chewing-gum à la menthe qu'elle mâchait. Il aurai tout donné pour être à la place de ce chewing-gum. Il tendit ses lèvres et les posa sur celles d'Alicia qui...
_Hep ! Romain ! Allô Romain, ici la Terre ! La Terre appelle Romain ! fit Jessica en claquant des doigts à côté de l'oreille de son ami.
_Hein ? Quoi ? Ho ! Bonjour moi c'est Romain ! fit-il précipitamment.
Alicia se mit à rire et s'en alla et lui adressant un petit clin d'½il qu'il fut le seul à voir, tant et si bien qu'il se demanda plus tard s'il n'avait pas rêvé.
_Tu changeras jamais, Don Juan, toujours à perdre tes moyens devant une fille.
_Mais quel boulet je suis ! fit-il en se frappant la tête de la paume de la main.
_Bah c'est pas pire que le jour où tu as cassé le nez de...
_Nan ! Tu te tais ! Tu ne parles pas de cette histoire, OK ? C'est du passé. J'ai perdu mon sang-froid... Ca peut arriver...
_Oui, mais pas pour une fille qui ne veut pas de toi et qui plus est sur le gars avec qui elle sort depuis neuf mois...
_D'abord c'était huit et demi et je ne savais pas que c'était son gars.
_Mais c'était pour elle...
_Je croyais qu'il la faisait chier !
_Il était en train de l'embrasser, quoi de plus normal dans un couple ? Dis plutôt que tu étais jaloux...
_Rhô, ça va...
_N'empêche là c'était vraiment très drôle, rit-elle. Bonjour je m'appelle Romain, imita-t-elle, je bave et je m'appelle Romain.
_J'ai pas bavé !
_C'était limite...
Manu et Céline arrivèrent.
_P'tain, enflure, t'aurais pu nous attendre ! T'abuses là ! fit Manu.
_Laisse, Manu, il a vu sa dulcinée... rétorqua Céline.
_Nan, reprit Jessica, il a bavé sur sa dulcinée...
Puis elle se mit à rire, accompagnée par Manu et Céline.
_Très drôle, allez-y, moquez-vous d'un pauvre et faible garçon amoureux.
_Amoureux ? Toi ? demanda Céline. Mais tu ne sais même pas ce qu'est l'amour...
La cloche sonna, tandis que Romain ouvrait la bouche pour répondre sûr le même ton cinglant.
_Aller, à plus ! lança Jessica en s'éloignant.
Romain, Manu et Céline se rendirent à l'étage supérieur pour suivre leur cours de français.
Ils entrèrent dans la même salle que pour leur tout premier cours de l'année et s'installèrent à leurs places habituelles, la rangées de quatre tables au fond. Comme à son habitude, Romain s'installa entre ses deux amis.
_M. Ducarbai, M. Chapy, je croyais vous avoir demandé de ne plus vous m'être côte à côte... Aller, hop !
Manu et Romain se regarder et échangèrent un sourire. Romain se tourna vers Céline et lui demanda de se mettre au milieu, ce qu'elle fit avec plaisir sous les rires de la classe.
_Vous m'épuisez, tous les deux... lâcha leur professeur.
Elle entama ensuite le cours qui portait sur un texte d'un écrivain dont Manu ne retint pas le nom et dont Romain n'avait pas compris un mot. Il plongea dans un sommeil éveillé lorsqu'il sentit quelque chose vibrer dans sa poche. Il posa sa main sur son portable, tentant ainsi d'atténuer le bruit du vibreur. Puis il le sortit et regarda l'écran. Il venait de recevoir un message. S'assurant que la prof ne pouvait le voir, il pressa la touche "OK" et lu son message. Il venait de Jessica qui disait :
"J'ai donné ton numéro à Alicia, je crois que c'est bon pour toi... Merci qui ? Tu me devras un paquet de M&M's... Bises à toi et aux autres..."
Il s'apprêta à répondre lorsque son portable se mit à nouveau à vibrer. Il regarda le numéro, il ne le connaissait pas. Il ouvrit le message :
"Coucou, c'est Alicia. Je veux bien. Tu me l'as pas encore demandé, mais Jess me l'a dit. Tu me plait et j'accepte de sortir avec toi. RDV à la fin des cours dans le hall de deuxième étage. Je t'embrasse, mon bébé."
"Mon bébé", elle avait écrit "mon bébé". Il était aux anges, de telle sorte qu'il faillit laisser tomber son portable mais le rattrapa à temps. Il se dépêcha de répondre aux deux filles, l'une pour confirmer le rendez-vous, l'autre pour lui accorder ses M&M's, puis il se tourna vers Céline et Manu et leur annonça la nouvelle.
_Encore une qui aura le c½ur démoli... fit Céline.
A la fin du cours de français, il se rua vars le hall du second étage pour voir sa nouvelle petite amie. Elle était là, souriante, l'attendant. Il s'approcha, ne savant pas trop que faire : la prendre dans ses bras, l'embrasser, lui faire juste la bise... Et que dire ? Mais c'est elle qui fit le premier pas. Elle le serra contre lui et il eut le plaisir de sentir ses seins se presser contre sa propre poitrine. Elle était un peu plus petite que lui mais cela ne le dérangea pas pour l'embrasser. Elle avait la même odeur de menthe que dans sa rêverie. Il l'embrassa, laissant ses mains se balader dans le dos de sa copine. Elle fit de même jusqu'à mettre ses mains dans les poches arrières du jeans ample de Romain. Et ce baiser dura, dura encore, jusqu'au moment où Manu se racla la gorge, retirant son ami de son plaisir.
_Le bus va partir.
_Merde !
Romain apposa une dernière bise sur les lèvres de sa copine et partit.
Quand il rentra chez lui, il avait sur ses lèvres un sourire qui ne semblait vouloir s'effacer, tant et si bien que sa mère se douta de quelque chose.
_Tu as passé une bonne journée ?
_La meilleure...
_Tu as une petite amie ?
_Comment tu l'as deviné ?
_on ne cache rien à sa mère... Aller, on va passer à table...

FIN
2006
A suivre...

# Posté le mardi 23 octobre 2007 05:21

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 06:33

% pourcentages %

le tome 3 des années lycées arrive sous peu
à peu près 40% d'écriture...
c'est pour bientot

disons 15jours, a cause des cours...
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# Posté le mardi 23 octobre 2007 05:21

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 06:55

Chapitre 3 - La tromperie

La tromperie.

_Non ! Je te l'ai déjà dis, Alicia !
_Mais oui ! Bon je vais en cours ! Ciao !
_C'est ça, casse-toi !
A peine Romain avait-il prononcé ces mots qu'il s'en mordait les doigts. Il observa Alicia, sa petite amie, partir, totalement impuissant.
_Et merde ! lâcha-t-il.
Manu arriva dans son dos et lui donna une tape sur l'épaule.
_Alors vieux ! Tu veux louper le cours ?
_Arrête, Manu, s'il te plait.
_Hey ! Qu'est-ce qui t'arrive ?
Mais il compris rapidement ce qu'il se passait.
_Oh ! Putain ! Tu viens encore de ta taper une engueulade avec elle, c'est bien ça ?
Romain acquiesça de la tête.
_C'est pas vrai ! Vous êtes ensemble depuis deux semaines, et vous vous engueulez sans arrêt...
_Je sais, pas la peine de remuer le couteau dans la plaie.
_Mais est-ce que tu l'aime ?
_Quoi ? Oui... Je crois !
Manu soupira.
_Alors tu ne l'aime pas...
_Mais... Si, je ne veux pas qu'elle me quitte. Je suis amoureux...
Céline arriva à ce moment.
_Amoureux ? Encore ? Qui c'est, cette fois ?
_Il parle d'Alicia, répondit Manu.
_Je comprends, vous venez encore de vous engueuler !
Elle passa son bras autour du coup de son ami.
_Ecoute vieux, je sais pas comment tu fais, ce que tu lui dis... Mais merde, c'est pas possible de passer son temps en disputes. On ne se dispute jamais avec Arnaud.
_Ouais ! C'est bon ! J'ai capté ! Je suis une merde et je ne sais pas m'y prendre avec les meufs...
_Et si tu commençais par arrêter de nous appeler "meuf" ? le coupa Céline.
_OK ! Ca va ! lâchez-moi maintenant !
Il partit seul, dans le couloir, en direction de leur prochain cours, allemand. En plus Romain détestait ce prof. Un petit moche, barbue et garnie d'une calvitie partielle. Le genre de type qui prend son pied en se foutant de la gueule des élèves. Il s'arrêta devant la salle et entra en trombe, jetant son sac sur sa table, puis il tira sa chaise et s'assit.
_Et bien, M. Ducarbai, quelque chose ne va pas pour que vous arriviez si tôt dans mon cours ? Votre amie vous a quitté ? Elle s'est enfin aperçut que vous n'étiez qu'un bon à rien, même pas capable d'assurer de bon moment avec elle ?
Romain se leva tellement rapidement que sa chaise se renversa.
_Et bien quoi ? Vous êtes énervé ? la vérité vous fait souffrir ?
Romain entendit pouffer sur le côté de la classe. C'était Alexis. Il ne s'était pas aperçut de sa présence. Les deux êtres humains au monde qu'il aimait le moins se trouvaient là, face à lui, et il était seul pour les affronter.
_Vous êtes minable, Ducarbai. Vous le savez, n'est-ce pas ?
Romain s'avança vers son prof, prêt à lui encastrer la tête dans le bureau. Il se foutait qu'Alexis soit là. Il se foutait que ce petit con soit témoin. Et s'il se mettait à broncher, il ne se gênerait pas pour lui faire subir le même sort. Il regarda le petit chauve, là, impuissant derrière son bureau. Il serra les points, le fixa droit dans les yeux. Il se mit à déverser toute sa haine dans ce regard et remarqua de la peur dans celui de l'homme en face de lui. C'est à ce moment précis, au moment où Romain se trouvait à moins d'un mètre de Radou, au moment où il arma son poing, que Céline et Manu entrèrent, rapidement suivis par les autres élèves du groupe d'allemand. Manu ne mit pas plus d'une seconde à réaliser et à réagir. Il se rua sur son meilleur ami, lui attrapa les bras et les lui colla dans le dos. Puis il le traîna jusqu'à sa place pour l'asseoir. Radou se redressa sur sa chaise et se racla la gorge.
_M. Ducarbai, je crois qu'une petite punition calmera vos nerfs. Vous ne pensez pas ? REPONDEZ-MOI !
_Non, je ne pense pas ?
_Apportez-moi votre carnet de liaison ! Non ! Mieux, M. Chapy, apportez-moi son carnet. Lui, il est trop énervé, il risquerait de se blesser...
Alexis ne prit pas la peine de cacher son rire.
_Et bien, un petit avertissement discipline sera parfait sur votre carnet et sur votre dossier scolaire. Et le motif ? Violence envers un professeur. Approchez-vous, M. Ducarbai.
Romain s'exécuta.
_Et ne vous inquiétez pas pour le rapport que je vais devoir faire au proviseur, chuchota-t-il de sorte que seul Romain ne puisse l'entendre. Je saurais improviser pour que vous payiez cher votre acte.
_Espèce de...
_Attention ! N'aggravez pas votre cas, c'est un conseil.
Il rehaussa la voix.
_Retournez-vous asseoir, maintenant.
Le cours fut un supplice, tout comme le reste de la journée. C'était le jeudi et Romain dut supporter aussi la journée du vendredi. Mais le pire n'était pas encore passé...
Voulant s'excuser, Romain alla chez Alicia le samedi après-midi. Il sonna à sa porte, cherchant que dire. Ce fut Alicia qui lui ouvrit. Elle était vêtue de noir, comme à son habitude, mais ses habits, d'ordinaire assez soignés, étaient débraillés.
_Coucou chérie, dit Romain.
_Salut.
_Tu vas bien ?
_Ouais !
_Je... Je tenais à m'excuser, j'ai était un gros con.
_Oui ! Bon, c'est pas tout, mais j'ai du boulot. Désolée mais faut que je rentre.
_Hein ! ? Alors je repasserais demain.
_Non, ce n'est pas la peine. Je 'aurais pas fini mes devoirs.
_Bon... Ok ! Alors à lundi.
Il s'approcha d'elle et l'embrassa. Mais son baiser était froid.

Le lendemain, dimanche, il alla quand même chez Alicia. Il ne pouvait supporter de ne pas la voir. Il sonna à la porte, comme la veille, mais cette fois-ci, ce fut sa mère qui ouvrit.
_Tiens ! Bonjour, Romain. Entre. Alicia est dans sa chambre. Il y a déjà un copain à vous qui est là.
_Merci.
Il alla en direction de la chambre de sa copine. Un copain ? Mais qui cela pouvait-il être ? Et n'avait-elle pas dit qu'elle voulait bosser ?
Il entra dans la chambre et fut frapper de stupeur. Il n'en crut pas ses yeux. Il ne voulut pas en croire ses yeux. Alicia, SA petite amie était là, en soutient gorge, dans les bras d'un autre gars, la main dans le pantalon de ce dernier, tous deux allongés sur le lit. Alicia sursauta à son entrée et se hâta de retirer sa main.
_C'est qui lui ?
_Oh ! Bonjour chéri.
_Je t'ai posé une question, fit Romain d'un ton froid.
_Tu dois être Romain, dit l'autre gars, lâchant Alicia.
_Tu me connais, donc ? Mais pas moi...
Puis sans ajouter mot il se rua sur lui et lui asséna un coup de poing dans la figure. Ce coup le démanger depuis le cours d'allemand. Alicia sauta du lit et lui hurla d'arrêter.
_Mais t'es malade !
_Pardon, je te retrouve la main dans son futal et je ne dois rien dire.
_Je t'avais dit de na pas venir.
_Oui pour avoir tout le loisir de baiser avec ce connard.
Il se retourna et attrapa le gars, toujours allongé sur le lit.
_Alors, elle était bonne ma meuf ? Tu t'ais bien vidé les boules ? Maintenant je vais te ravager.
_Pauvre con ! Alicia est MA copine ! Toi tu n'ais qu'un pion. Elle est avec moi depuis trois mois.
_Quoi ?
_Oui ! Elle s'est mise avec toi après.
Il se tourna vers Alicia.
_C'est vrai ? Mais pourquoi ? Pourquoi ?
_Pour m'amuser ! J'aime jouer avec les gars !
_Et moi ça m'excite de la savoir avec un autre gars ! De l'imaginer en train de se faire troncher par un autre.
_Bande de malade.
Il se rua à nouveau sur lui et le ravagea à coup de poing puis le laissa au sol, le nez en sang.
_Et ta mère ? Elle sait que t'es une salope.
_Elle ne sait même pas que je sort avec Arthur.
_Sale pute !
Il sortit de la chambre, claquant la porte.

En arrivant au bahut le lendemain, Romain ne rigolait pas, contrairement à son habitude. Aussi Céline se rendit compte que quelque chose clochait.
_Et ben, qu'y a-t-il ?
_Elle m'a trompée...
_Quoi ?
_Alicia ! Cette petite pute m'a trompée.
Il lui raconta toute l'histoire.
_Putain, il sont spéciaux !
Elle prit Romain dans ses bras et il lui rendit son étreinte. Arnaud se racla la gorge, pour montrer qu'il était là et montrer que les bras de Céline lui revenaient de droit. Il se lâchèrent aussitôt.
_Mais je ne vais pas me gêner, je via lui faire une réput' de salope.
Il se tourna vers Jessica.
_Et toi, tu n'aurais pas pu e le dire ?
_Je ne savais pas, Romain, je te jure, dit-elle de sa voix perdue.
_Alors pour te faire pardonner (il lui adressa un clin d'½il), tu vas m'aider à transmettre la nouvelle. Toi, t'as de l'influence dans le bahut...

Et c'est ainsi qu'Alicia fut connue dans le lycée comme une sainte-nitouche, une allumeuse qui ne couche pas. Et pour une fille, il n'y a pas pire que cette réputation là dans un lycée...

En rentrant chez lui le soir, il avait une mine plus réjouie que la veille.
_Alors, tu as l'air heureux, ça s'est arrangé avec ta copine ? lui demanda sa mère.
_Oh ! Oui ! pour s'être arrangé, ça s'est arrangé...

FIN
2007
A suivre...

# Posté le mardi 23 octobre 2007 05:22

Modifié le vendredi 14 décembre 2007 06:32